Aaah... que j'ai détesté certains chapitres de ce livre !! Il faut dire que j'ai plongé dedans, faisant fi (ou oubliant très vite) l'avertissement au lecteur qui figure en première page...

Un homme, une femme et quatorze chapitres au cours desquels on "savoure" une expérience particulière et unique. 

Je crois que c'est le style de rédaction qui m'a déplu... Françoise, professeur de lettres à la retraite, a de sacrées envolées lyriques et nous matraque le cerveau avec moult synonymes pour décrire euh... le sexe masculin, entre autres...
J'ai parfois eu envie de fermer violemment le bouquin ... "Je te ferai craquer la charnière [...] explorer tes entrailles [...] on va se rendre compte finalement tous les deux que tu n'es qu'une usine à merde"... Glamour non ?
Et c'est finalement, en lisant l'épilogue que j'ai compris. Il faut dire aussi que le ton s'adoucit et.. la tempête est passée..

Affreusement dérangeant, difficile à lire et à suivre car je déteste les phrases de plus de dix lignes et les descriptions qui n'en finissent pas.. on dirait du Zola ou du Balzac... mais, mon dieu, maintenant que j'y pense.. Françoise serait-elle tout bonnement réaliste visionnaire elle aussi ? 

Pour conclure, âmes sensibles : s'abstenir ! Cependant, si vous commencez... je vous engage à en terminer la lecture pour mieux comprendre la folie des quatorze premiers chapitres.

 

 

"Qu'est-ce qui peut t'intéresser encore chez une femme que tu as déshabillée, dont la pudeur a capitulé sous tes regards, gémi sous tes caresses, crié dans l'étreinte ? Au-delà de toutes ses tendresses, de tous ses baisers, de tous ses dons, de tous les mots qu'elle osa prononcer, de tous les gestes qu'elle osa accomplir, que reste-t-il à la maîtresse de bonne volonté pour captiver davantage son amant ?"

Françoise Rey, La femme de papier, 1989
Photo Tumblr, The Third Deadly Sin

 

 

 

"Je veux dormir avec toi." [...] Dormir avec moi, tu avais dit "dormir", c'était un programme encore inédit, jamais réalisé, jamais seulement envisagé, dont la perversité soudaine me bouleversait.

Françoise Rey, La femme de papier, 1989
Photo Tumblr, shewa66